AIDE PUBLIQUE
AU DEVELOPPEMENT
REPONSE DU SECRETAIRE
D'ETAT CHARGE
DE LA COOPERATION
ET DE LA FRANCOPHONIE,
M. JEAN-MARIE
BOCKEL,
A UNE QUESTION
D'ACTUALITE A
L'ASSEMBLEE NATIONALE
(Paris,
6 février
2008)
Monsieur
le Député,
l'aide publique
au développement
est un élément
essentiel de l'action
extérieure
de la France.
Son montant était
de 8 milliards
d'euros en 2007
et atteindra 9
milliards en 2008.
Oui,
il convient de
renforcer nos
engagements pluriannuels,
afin de préserver
cette aide, et
même de
l'augmenter. Nous
maintenons notre
objectif qu'elle
atteigne, comme
celle de l'ensemble
des pays européens,
0,7% du produit
intérieur
brut à
l'horizon de 2015.
Mais ce renforcement
passe aussi par
une efficacité
accrue de notre
aide, à
un moment où
nous ne sommes
pas seuls en Afrique.
Il faut en effet
compter avec d'autres
pays européens
et des pays émergents,
comme la Chine.
Pour y parvenir,
nous devons davantage
associer le Parlement
à la définition
des stratégies.
D'ailleurs, la
commission des
affaires étrangères
a donné
l'exemple dans
ce domaine. Nous
partageons son
objectif d'améliorer
la gouvernance
démocratique.
Nos critères
sont simples :
respecter l'Etat
de droit, aller
vers la démocratie
et lutter contre
la corruption.
Je
ferai d'ailleurs,
avec Bernard Kouchner
et Brice Hortefeux,
des propositions
au Premier ministre
et au président
de la République
en matière
de codéveloppement.
J'ai également
appelé
à ce que
nous nous tournions
moins vers l'Afrique
d'hier et davantage
vers celle d'aujourd'hui
et de demain,
c'est-à-dire
vers la jeunesse.
Nous nous inscrivons
ainsi dans la
feuille de route
du président
de la République
et nous mènerons
à bien
ce travail essentiel,
avec l'engagement
du Parlement.
Enfin,
Monsieur le Député,
je salue le travail
très important
mené par
l'Assemblée
parlementaire
de la Francophonie,
dans laquelle
vous vous investissez.
Elle contribue
à la défense
de notre langue
et à la
diversité
culturelle si
essentielle à
l'avenir de l'humanité./.