Hommage
à M. Aimé Césaire,
poète français,
homme politique et co-fondateur
du mouvement littéraire
la négritude
J’apprends
avec une très grande
tristesse le décès
d’Aimé Césaire.
J’imagine le chagrin immense
de toute la population martiniquaise,
antillaise et ultramarine qui
perd, aujourd’hui, l’un
de ses pères spirituels.
Mais, en vérité,
c’est toute la nation
française qui est en
deuil.
Je
veux saluer la mémoire
d’un grand poète
qui a acquis sa notoriété
par la qualité de son
écriture. On retiendra
de lui qu’il est l’initiateur,
avec Léopold Senghor,
du concept de la Négritude.
Ce fut un grand humaniste dans
lequel se sont reconnus tous
ceux qui ont lutté pour
l’émancipation
des peuples au XXème
siècle.
Esprit
libre et indépendant,
il a incarné, sa vie
durant, le combat pour la reconnaissance
de son identité et la
richesse de ses racines africaines.
Par son appel universel au respect
de la dignité humaine,
à l’éveil
et à la responsabilité,
il restera un symbole d’espoir
pour tous les peuples opprimés.
Je
salue son engagement politique,
sa longue carrière d’élu
de la Martinique et de parlementaire
de la Nation. Conscient des
progrès que représentait
la « départementalisation
», il a su courageusement
soutenir la loi de 1946 qui
a mis fin aux colonies, sans
pour autant rompre avec sa recherche
identitaire qui constituait
le cœur de sa vie.
Il
restera pour nous tous l’une
des figures les plus emblématiques
de la classe politique de l’outre
mer.
J’adresse,
à l’ensemble de
sa famille et à ses proches,
mes condoléances les
plus attristées et je
tiens à lui rendre un
hommage solennel au nom de la
Nation et de tous les Français