JOURNEE
INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE
ENTRETIEN DU SECRETAIRE D'ETAT
CHARGE DE LA COOPERATION
ET DE LA FRANCOPHONIE, M. ALAIN
JOYANDET, AVEC "LCI"
(Paris,
20 mars 2008)
Q
- Concernant la Francophonie,
vous avez parlé d'un
état d'urgence, pourquoi
?
R
- Parce ce que les générations
se succèdent très
vite et notamment sur le sujet
qui nous a rassemblé
ce matin, sur la toile, sur
le numérique. Eh bien,
il y a état d'urgence
parce qu'il est urgent de conférer
à la toile des contenus
en français, des contenus
si possible en grand volume
parce que plus les contenus
seront volumineux en français,
plus nous allons défendre
le français et moins
nous serons envahis par l'anglais.
Il n'est évidemment pas
question de s'attaquer à
l'anglais mais il question d'exister
à côté.
D'ailleurs, le problème
ne se pose pas seulement pour
le français, nous avons
un problème de plurilinguisme
et il faut qu'à notre
place, en ce qui concerne la
Francophonie, nous soyons capables,
très vite, de fabriquer
des contenus pour avoir un usage
de masse en faveur du français.
Et c'est urgent parce que le
temps passe très vite.
Q
- Votre priorité aujourd'hui,
c'est donc Internet ?
R
- Il y a tout ce qui
se fait déjà et
qu'il faut continuer à
faire dans un combat qui n'est
évidemment pas facile
parce que le courant naturel
ne nous est pas forcément
favorable. En tout cas, il y
a un outil grâce auquel
nous pouvons rattraper le temps
perdu, c'est Internet parce
que le développement
peut être très
rapide, il peut être planétaire
et c'est donc, je pense, cela
qu'il faut faire.
Q
- C'est un des aspects offensifs
de la Francophonie de proposer
un partenariat avec un pays
anglophone ?
R
- Qu'un pays anglophone
signe une convention avec nous
pour le développement
du français, en Afrique,
c'est effectivement un beau
symbole de cette grande journée
pour la Francophonie. C'est
effectivement offensif mais
ce n'est tout de même
pas la guerre. Tout cela est
largement consenti et réciproque
dans une ambiance très
constructive en faveur du français
qui, je le rappelle, dans ce
continent africain, peut être
un lien entre l'ensemble des
pays africains et aussi, sans
doute, un facteur d'équilibre,
de paix et de tolérance.
Q
- Vous êtes en charge
de la coopération, quelle
est votre priorité ?
R
- Je suis là depuis
ce matin 09h00. Nous avons une
importante journée pour
la Francophonie, je vous en
ai déjà dit beaucoup.
S'agissant de la coopération,
laissez-moi quelques jours avant
de vous en dire plus. Je crois
qu'à chaque jour suffit
sa peine./.